Une information malade,
c’est une démocratie en danger !
(lntersyndicale de
journalistes)
Nous
publions ci-dessous un communiqué de l’intersyndicale de journalistes (SNJ,
SNJ-CGT, USJ-CFDT, SJ-CFTC, SPC-CFE-CGC, SJ-FO)
Depuis
des mois, les coups de boutoirs portés à la liberté de la presse sont de
plus en plus violents. Rarement l’indépendance des journalistes n’avait
été autant bafouée. Rarement, l’un des droits fondamentaux du citoyen, à
savoir l’accès à une information honnête, complète, pluraliste et indépendante
des pressions politiques, financières et
commerciales, n’avait été autant menacé............ la suite
ICI
C'est LA question.
La suppression d'Arrêt sur
images est-elle liée à l'élection de Sarkozy ?
Évidemment, nous n'avons pas de preuve qu'une
consigne de l'Elysée, quelle qu'elle soit, ait été donnée à France Télévisions.
Pour être honnête, il est vraisemblable que l'omniprésident se moque du
destin d'Arrêt sur images comme de son premier meeting.
Mais les dirigeants de France Télévisions ont
pour le moins pu penser que cette suppression, vœu secret de Carolis depuis
ses mésaventures
montagnardes, ne leur vaudrait aucune remontrance de la part du nouveau
pouvoir.
Tout au long de la campagne présidentielle, et des
semaines qui l'ont suivie, ASI a démonté, notamment grâce à Sebastien Bohler, les ressorts émotionnels
de la rhétorique sarkozyenne, par exemple dans cette
chronique.
Menaces
sur l’information :
un article du Monde Diplomatique.
La
presse écrite traverse la pire crise de son histoire. Non seulement
en France mais presque partout dans le monde, des journaux, y
compris Le Monde diplomatique, sont confrontés depuis trois
ans à une baisse régulière de leur lectorat. Celle-ci fragilise
leur équilibre économique, met en péril leur survie et pourrait
donc, à terme, menacer la pluralité des opinions dans nos démocraties.
Les
difficultés que vient de connaître, par exemple, en France, le
quotidien Libération sont symptomatiques d’un état général
alarmant de la presse. Autant qu’on puisse les déterminer,
quelles en seraient les causes principales ?
Pour lire
l'intégralité de l'article :
Le
saviez-vous ? La direction de l'AFP a
dû modifier un titre de dépêche sur pression du cabinet
de Xavier Darcos, ministre de l'Éducation. Il s'était
un peu trop avancé sur une éventuelle réforme du bac ?
Qu'à cela ne tienne, l'AFP change son titre. Le saviez-vous ?
Non. Vous ne le saviez pas, parce que les medias détestent
parler des dérapages des medias.
Dans l’actualité
Presse. Lagardère prévoit vingt
suppressions de titres
Didier
Quillot, président du pôle médias de Lagardère, a déclaré
vendredi 20 juillet dans un entretien au quotidien le Monde que le groupe avait
« fermé ou vendu une vingtaine de journaux dans le monde depuis
début 2007 » et qu’il en aura arrêté « une vingtaine
d’autres d’ici la fin de l’année. Le but : « Que
2007 soit une année sans baisse de la rentabilité. » Lagardère
Active a aussi « lancé des appels d’offres internationaux sur
l’achat du papier et des imprimeries ».
Rachat. Hersant met 260 millions
d’euros sur la table
Groupe
Hersant Médias (GHM) a proposé environ 260 millions d’euros pour
le rachat des journaux du pôle Sud de Lagardère et du Monde. Selon
le Figaro d’hier (22 juillet 2007), GHM aurait proposé 160 millions d’euros à
Lagardère, avec qui il est entré en négociations exclusives pour le
rachat de Nice-Matin, la Provence, Var-Matin, Corse-Matin et Marseille
Plus. Il aurait proposé 100 millions d’euros au Monde, avec qui il
est en négociations pour le rachat du Midi-Libre, de l’Indépendant,
de Centre-Presse et du gratuit Montpellier Plus. Au Midi-Libre, à la
Provence et à Nice-Matin, les syndicats se disent satisfaits du choix
d’Hersant contre le fonds de pension britannique. Mais affirment
qu’ils resteront vigilants
Point
de vue
Les
principales entreprises médiatiques ne sont pas des
proies de la mondialisation libérale et du libéralisme économique.
Ce sont
des acteurs
de premier plan qui jouent un rôle
déterminant dans la vie économique du pays. Les médias publics et les
médias privés subissent et accentuent, cette tendance en raison,
notamment, de la concurrence et de l’emprise de la publicité.
Les médias dominants ne sont pas non plus de
simples observateurs
de la mondialisation libérale, mais en sont
des
propagandistes
et l’orientation des grands médias
au service des puissances d'argent et de leurs représentants politiques
ne fait aucun doute.
Expropriation
à « Libération »
Article
paru dans le monde diplomatique sous la signature de Pierre Rimbert
En
janvier 1983, le quotidien Libération, fondé dix ans
plus tôt pour « lutter contre le journalisme couché »,
ouvrait 10 % de son capital à des investisseurs extérieurs séduits
par sa nouvelle ligne « libéral-libertaire ». Pour la
première fois, les salariés ne possédaient plus 100 % de
leur outil de travail. Ils en perdirent le contrôle majoritaire
treize ans plus tard, après le rachat de la majorité du capital du
journal par M. Jérôme Seydoux. La suite ICI
Le
cynisme de Laurent
Joffrin :
Le
28 juin 2007 Laurent Joffrin, directeur du journal Libération
, dans un éditorial sobrement intitulé « Gravité »
écrit : « Le
paysage médiatique vient de s’assombrir de quelques nuages noirs
annonciateurs d’orage. Rachats inquiétants, liens personnels ou
financiers contestables, éviction pure et simple à Paris
Match, coupes d’articles d’apparence mineures mais
qui contreviennent aux principes d’indépendance :
la vie des médias en France vient de régresser vers des temps
qu’on croyait révolus. »
Le 19 juin, une coupe
a raccourci la chronique de Pierre Marcelle de 260 mots [1].
260 mots qui s’étonnaient de la publication dun article affirmant que « l’équipe de
Libération s’associe à la tristesse
d’Edouard de Rothschild et de sa famille à l’occasion du décès
du baron Guy de Rothschild. » Qui était L’auteur de cette
censure ?
Laurent Joffrin. Dans le genre lèche botte cynique il est
difficile de faire mieux !
« Les médias,
les maîtres des médias, les petits princes des médias, détestent
qu’on fasse la critique des médias ».
« Petit
prince des médias » , Jean-Marc Morandini dessine l’autoportrait d’un petit
procureur aux ordres.
L’inacceptable suppression d’ « Arrêt sur
images » est révélatrice des obstacles dressés contre toute
critique de la télévision à la télévision, et de
l’arbitraire des autocrates du secteur public. Ceux de France
5 ont reçu un soutien « de poids » et
« d’envergure » : l’ineffable Jean-Marc
Morandini l'animateur de radio bignole sur Europe 1 tous
les matins.
mardi 19 juin 2007 sur Direct
8, au cours de l’émission dont le titre - « Morandini ! »
- est dédié à la gloire de son animateur et dont le site assure la promotion en ces termes : « ‘‘
Morandini ! ’’ est une émission
d’information qui s’adresse avant tout à tous les téléspectateurs. »...
pour flatter, à leur intention, les petits maîtres et les
grandes vedettes de la télévision.
Ce
jour-là, en présence de François Jost (professeur à la
Sorbonne-Nouvelle, Paris-III) et de Guy Konopnicki (journaliste
à Marianne), il est question de la
suppression d’ « Arrêt sur images », avec
Jean-Marc Morandini dans le rôle du procureur et Jean-François
Kahn dans ceux du parano, du n’importe quoi et du complot
international !
info
trouvée sur ACRIMED
merci à placide de nous autoriser à
publier ses dessins